Expéditions > Ski dans le Kurdistan. Turquie.

 à ski sur l'Ararat, le sommet mythique où s'échoua l'arche de Noé. Turquie. 

Descendre l’Ararat à ski… C’est sur cette montagne que Noé et son incroyable ménagerie échouèrent pour échapper au Déluge. Ce sommet situé à l’est de la Turquie, à la frontière de l’Iran et de l’Arménie culmine à 5167m. Les pentes de l’Ararat ont été interdites ces dix dernières années, pour cause de révoltes kurdes. Depuis peu, il est à cependant à nouveau possible de gravir l’Ararat et une fois en haut, il suffit de se laisser glisser…

Le plus difficile fut d’accéder au pied de la montagne. Nous avons eu besoin
d’autorisation locale un peu compliquée mais heureusement nous avons été aidés par les guides et porteurs de l’Ararat car nous leur avions offert toutes les tenues de
l’école de ski
L’expédition avait deux objectifs : atteindre à ski le sommet mais surtout emmener avec nous 100 kg d’anciennes tenues de l’ESF de l’Alpe d’Huez que nous avons donné
aux porteurs et guides locaux car ils montent jusqu’à 4000 m en chaussures en plastique et pantalon de costard.
L’ascension fut très éprouvante, les difficultés se sont enchaînées. Nous avons dû monter 30 kg sur le dos avant d’atteindre la neige qui était plus haut que prevu : Entre le matériel technique, les tentes, l’eau, la nourriture pour quatre jours, ça devait fiare des sacs à plus de 30 kg...Puis le temps a été épouvantable dès le premier camp de base 3800 m : Tempête de neige, vent violent, des rafales jusqu’à 110 km/h, un orage et surtout du brouillard...“Nous avons fait une première tentative jusqu’à 4900 m mais les rafales de vent à plus de 100 km/h, la neige fraîche, le brouillard nous ont fait rebrousser chemin. Le lendemain, le vent s’était calmé un peu alors on a attaqué à 4 h du matin.
Vers 11 heures, nous sommes au sommet mais les conditions sont affreuses, nous ne pouvions pas nous parler, nous étions couchés par les rafales, on ne se voyait presque pas, et Damien a eu un début de gelure au poignet en enlevant son gant pour tenter une photo au sommet. Nous étions heureux et fiers. Il a fallu vraiment se battre pour aller en haut, mais la descente fut encore pire, le vent et le brouillard si épais onten effet rendu la descente dangereuse. Nous nous sommes encordés pour pas se perdre et la descente à ski ne fut pas particulièrement inoubliable.mais on a pu rejoindre le camp de
base en skiant sur cette fameuse montagne où Noé conduisit naguère son arche et de toutes les façons skier à l’autre bout du monde, c’est un plaisir immense, rencontrer les
Kurdes, ce peuple indomptable, aider les porteurs en donnant les
tenues, se battre contre une montagne tout ça, c’est du 100 % bonheur...

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