Expéditions > Le tour du monde en scooter

 Le 10 novembre 1996, émus jusqu’à la moelle, les mains crispées sur le guidon de nos scooters neufs, nous quittons le Vieux Port. Familles et amis nous font des grands signes d’adieux. Cap vers l’Est pour un tour du monde. 

Le calcul était simple: nous partions en hiver pour arriver en Sibérie en été. Mais l’hiver européen fut terrible, et a force de trainer nos roues en Asie centrale, l’entrée en Sibérie se fit …l’hiver !Tout faux! et tout faux dès le départ puisque la sortie de Marseille se fit sous des trombes d’eau et la nationale 7 sous des inondations.
Souvenez vous de novembre 96:inondations, TGV bloqués par la neige, les autoroutes paralysées, les lignes EDF coupées.
Et bien c’est ce moment là que nous avions choisi pour partir et il ne reste plus qu’à imaginer deux petits scooters sous un déluge...

Juillet 94: nos études de philosophie à peine achevées, nous grimpons dans un vieux zinc de l’Aeroflot avec un aller simple. Deux vélos dans la soute nous ramèneront en France au terme de quatre mois de route et 5200 kms. Un an après et toujours en vélo nous nous attaquons au Sahara. Ou c’est plutôt lui qui nous attaque!! Nous y perdons plusieurs kilos, crevons une centaine de fois mais revenons avec la douce certitude d’avoir contracté le virus du voyage. Nous nous sentons murs pour un tour du monde. En vélo? Non, le changement donne du piment à la vie, mais il nous fallait un moyen de transport simple, économique et original: le scooter, petite mécanique, robuste et légère convenait parfaitement…
Reste à trouver les sous Un an et six mois sont nécessaire pour récolter 45 000 f et tout notre matériel , en sollicitant des sponsors et en économisant.
Le 10 novembre 1996, émus jusqu’à la moelle, les mains crispées sur le guidon de nos scooters neufs, nous quittons le Vieux Port. Familles et amis nous font des grands signes d’adieux. Cap vers l’Est! troublés, nous nous perdons dans Marseille, notre ville natale. Il pleut. Nous avons oublié les cartes, la moitié des outils, les réserves de nourriture. Mais peu importe, nous commençons à tourner autour de la terre.
LE PLUS DIFFICILE ?
LA TRAVERSEE DE L’EUROPE !
. Notre première frontière, l’Italie, se passe sous 40 cm de neige. L’hiver s’annonce beaucoup plus rude que ce que l’on avait imaginé. D’autant plus qu’un soir sous la tente, coupant du fromage congelé par le froid, le couteau dérape et m’entaille profondément le pouce. Eric m’embarque à l’arrière du scooter m’emmène aux pronto soccorso italien. Bilan : le pouce coupé est aussi cassé !
Le voyage nous a déjà un peu aguerri lorsqu’on pénètre en Croatie, et ça tombe bien car quelques péripéties sont au programme ….Bosnie , Monténégro , Serbie toutes les frontières sont closes, des militaires un peu nerveux veulent même nous mettre en prison . La voie terrestre étant interdite nous prenons alors un bateau pour l'Albanie …La traversée du pays quelque jours avant la guerre civile est hallucinante. Tout est dans un état de délabrement avancé ,on devine partout une tension grandissante. L’ apothéose fut le passage de frontière pour la Grèce .Une foule est amassée devant les grilles et piétine une boue noire On se fraye un passage mais notre approche réveille la population engourdie par des jours d’attente. La frontière ressemblent à un camp de réfugiés. Sans espoir ,ces centaines d’albanais se heurtent aux portes closes de l’Europe. Les douaniers grecs nous entrouvrent un bref instant la lourde grille et la referme aussitôt sur la foule fatiguée et désespérée. . La guerre civile éclatera 2 jours plus tard …
Au pays des moustachus
Istanbul, vite allons prendre du repos à l’ombre de sainte Sophie car en deux mois, on a déjà échappé à des tempêtes de neige, un emprisonnement serbe, une infection du pouce et une guerre civile… Un forgeron de village nous fabrique des chaînes a neige pour scooter et ça marche Bientôt l'ex- -URSS: on s'imagine angoissés la mafia, les pillards, la pauvreté, l’absencede route et d’essence, c’est peu rassurés qu’on pénètre au pays natal de Staline, la Georgie


Vodka, champagne et petits fours en ex urss
Pays méconnu, réputation sulfureuse, on y pénètre convaincus d’en ressortir dépouillés de tout par un archétype du pillard géorgien, yeux fous, immenses moustaches blondes, grand maigre vodkaisé et terriblement brutal… Batoumi est la première ville traversée et les rues défoncées, l’ambiance fin du monde qui y flotte à 10 00 du matin correspond aux délires de notre imagination..Le pneu arriere de nathalie explose. Nous réparons sur un trottoir, en face du bâtiment de la télé locale. En une demi heure, la rue se transforme en conférence de presse puis c’est la presse et la radio qui accourent. On a du cambouis et des clés plein les mains, et on nous interview sans cesse, ils ont même trouvé un traducteur qui a appris le français dans l’humanité dimanche On ne comprend rien mais on est hilares dans ces bureaux a l’empreinte soviétique. Le maire nous signe une invitation dans l’hôtel le plus chic de la ville, le Spoutnik, où l’on nous y escorte en grandes pompes. Lorsque nous repartirons enfin, après une semaine de ripailles le chef de la police a averti tous les barrages et contrôles sur la route … et on nous y attend avec les honneurs . Toutes les républiques indépendantes nous ont réservées un accueil délicieux, que ce soit au milieu des déserts turkmènes ou des cités splendides de Samarkand et Boukhara.

Quelques chinoiseries..
Nous fêtons 1 an de voyage à Oulan Baator, les scooters se portent bien et même si on a déjà crevé 58 fois,. Notre moyenne est de 50 km par jour, le reste n’étant que rencontres, rêveries et découverte Au sud , il y a l’immense chine mais nous savons que les chinois interdisent tout véhicule étranger sur leur territoire.( notre incapacité a déchiffrer leurs caractère serait, arguent ils , un danger sur la route). Nous traversons le désert de Gobi et nous nous présentons tout de meme a la frontière. Peine perdue. La seule alternative fut de mettre nos engins dans le wagon marchandises du train Moscou-Pekin pour les retrouver bloqués à la douane pékinoise. Au terme d’assommantes démêlées avec la douane, nous parvenons a mettre nos machines dans un cargo pour San Francisco. En attendant le départ en avion nous gravissons les milliers de marches des montagnes sacrées, dormons sur la grande muraille et sommes victimes d’un carambolage sur une autoroute verglacée à bord d’un minibus surchargé. Miraculeusement indemnes, dégoûtés a jamais du bus nous sautons dans l’avion pour San Francisco.
Adieu l’Asie. Nous passons chez les ricains En sortant de l’avion il nous reste 7$ en liquide, une carte bleue peu coopérative et pour cause ! cette traversée du pacifique nous a mis sur la paille

AMERICA ! !
6 mois au states et les caisses du bord sont renflouées. Nous repartons avec 45 000 f d’économie en ayant fait tous les boulots possibles : baby sitting, cours de français convoyage de Harley Davisson plomberie , maçonnerie, ponçage, jardinerie ,peinture, électricité, conférences dans les alliances françaises …
Mais nous sommes hors visa depuis 3 mois et la peur règne, surtout qu’on s’est fait arrêter de nuit pour défaut de plaques réglementaires( forcement nous avons une plaque française !) et on s’est retrouvés les deux mains plaquées sur la voiture de police, jambes écartées, fouillés sans management! Par chance, les policiers demandent les permis internationaux et ne regardent pas les passeports , depuis trois mois en effet nous sommes illégaux.. Avertissement enregistré, cap au sud !
Attaque a la machette
L’ Amérique latine, c’est chaud, et à tous les points de vue. Mexique : 51°, un pneu explose de chaleur, des oiseaux tombent morts du ciel. En haut du Cerro Verde, volcan salvadorien, on se nous admirons les fumeroles. Deux grands escogriffes les yeux fous surgissent armés de machettes, et hurlent: « No muevan, dan los zapatos « ( ne bougez pas , donnez les chaussures) éberlués, on ne bouge pas d’un centimètre. Ils s’emparent de nos chaussures , et s’enfuient en courant . Notre appareil photo et la caméra sont posés devant nous avec passeport et argent …et ils détalent avec nos vieilles chaussures et nos chaussettes transpirantes à l’odeur généreuse. On en sera quitte pour se blesser les pieds sur les pierres volcaniques et un bon fou rire nerveux.

LA TRAVERSEE HALLUCINANTE DU SALAR D’UYUNI

Entre la Bolivie et le Chili s’étend le plus grand salar du monde, Uyuni. Ce n’est guère que 250 kms de sel à traverser mais a la saison des pluies l’eau recouvre cette immensité saline. Nous faisons un repérage et décidons de s’y lancer malgré les avertissements, malgré le retour dépité d’un argentin sur une moto de 850 cm3. Avec 8 jours d’autonomie en nourriture, essence et eau, nous pénétrons dans un univers blanc où le ciel se reflète dans l’eau .On croit naviguer, nager sur le sel, voler sur les nuages. La vue se trouble la lumière aveuglante et douloureuse nous menacent de tomber dans « l’œil du salar « des trous profonds sous le sel. Mais après une journée de conduite dans cet univers impressionnant, on aperçoit l’île du poisson, seul îlot émergé couvert de cactus .Soudain …. le moteur d’Éric a des ratés et s’arrête. Tentative désespérée de réparation les pieds dans l’eau ( carburateur bouché par le sel ?), puis remorquage jusqu’à l’île : 3 jours apres nous repartons vers le Chili…

LE BOUT DU MONDE
1er juin et la baie d’Ushuaia s’offre à nos yeux plissés par le froid et le vent. La « descente « du Chili fut rude mais constater que la terre est ronde et qu’elle a un bout, vaut bien quelques gelures, vaut bien ce vent qui nous rend fous. Nous faisons parfois 40 kms par jour et notre autonomie pour « tenir le coup « contre le froid était de 10 kms. Au delà nous devions nous arrêter, faire des séries de pompes sur le sol gelé, courir, sauter. Mais nous sommes heureux, d’un bonheur tourbillonnant comme les eaux du Cap Horn . Le col pour quitter Ushuaia est infranchissable en scooters, il faudra faire du stop toute une journée sous-15° pour être embarqué dans un camion…frigorifique Nous remontons la Terre de feux, prenant pour rire en chasse le nandou, l’autruche patagonienne, et traversons une dernière fois le détroit de Magellan.. Une ligne droite de 3000 kms nous attend jusqu’à Buenos Aires.

CARGO PARADISE
Prendre un cargo équivaut à un ‘faut pas rêver mais voilà il y a des rencontres des hasards, des coups de chances : on nous emmène gratuitement de Buenos Aires en Espagne sur un porte container, le CGM SEVILLA ! ! ! L’Afrique ce sera pour une autre fois, parce que cette occasion là, pour rien au monde on ne la raterait. Le moment d’euphorie pure qui nous a saisi est indescriptible.. Imaginez vous juste le loup de Tex Avery qui saute au plafond avec les yeux sortis des orbites… ; 30 jours de mer. Nous passons de l’Amérique à l’Europe, de l’hiver à l’été, nous digérons lentement la fin du voyage et imaginons le retour, la France. 3 ans , deja ! Bercés par l’Atlantique, les récits du capitaine, la vie à bord, nous débarquons, heureux et confiants car la leçon du voyage, n’est-ce pas le retour?


UN PETIT TOUR DU MONDE EN SCOOTER ?

BUDGET :
Partis avec seulement 45000 f d’économie, nous avons dépensé 3000 f / mois à deux sur nos 3 années de voyage, tout compris.
Quelques idées de dépenses sur 3 ans :
• Essence :9394 f
• Hôtels :8156 f
• Courrier :6526 f
• Visas, papiers, administration :8624 f
• Coiffeur pour Eric :69 f
• Assurances :9000 f
• Cinéma :624 f
• Coca cola : 862 f
• Collection d’appareil photo dans le monde :840 f
• location de vélos à pékin :98 f
• cartes géographiques :228 f
• dentiste Eric :1513 f
• réparation et envoie de la caméra :1745 f ( 4 pannes)
• cours de plongée à Utila :822 f
• ski dans le Caucase :891 f
• ski dans le Colorado :510 f (c’était la rubrique « on ne se refuse rien « )
• consultation Internet :526 f
• champagne pour fêter le cargo :130 f
• transfert scooter et passagers Chine -USA :13277 f
• transfert scooter et passagers Panama -Colombie :660 f
• transfert scooter et passagers Brésil -Espagne :0 f
• outils, réparations, pièces, pneus :2863 f
• souvenirs :5200 f

QUELQUES IDEES DE RECETTES ?
Mis a part les 5 mois de travail à San Francisco qui ont été indispensables, nous avons eu recours à d’autres astuces pour beurrer les épinards

• Conférences -diaporama : les diapos, développés gratuitement par attrape _lumière, nous étaient renvoyées en partie et nous organisions dans les universités, alliances françaises , lycée , cafés des projections de diapositives, parfois gratuitement, comme en Asie centrale, souvent payante comme les 14 aux usa. (Gain :12000 f. )ou bien 10 f par élèves du lycée français de Santiago du Chili.( Gain :2103 f)
Moyen aléatoire car il faut rester longtemps dans la capitale mais très enrichissant car on y fait des rencontres extraordinaire comme par exemple à Phœnix, Arizona où l’organisatrice était Angéla Morley, la directrice des arrangements musicaux de Star Wars, le magicien d’Oz et Cinéma Päradisio ! ! !

• Vente d’articles : aux usa dans un magazine de motos( gains : 50$)
En Espagne dans un magazine de scooters ( gains :460 euros)
En France dans « scootlook « le magazine des scooters( gains : 14000f pour 14 épisodes)
Et dans beaucoup de journaux étrangers qui ne nous payaient pas mais qui nous permettait de faire des rencontres du genre : « o, je vous ai vu dans le journal, venez prendre un thé chez moi « .

• Le journal d’expédition :En partenariat avec l’imprimerie Caractères à Marseille , nous avions élaboré le concept du journal d’expédition : Tous les deux mois nous envoyons nos articles et photos racontant nos rencontres, nos galères, aventures, le voyage, quoi !
Avant de partir , nous avions édité le numéro 0 pour faire un appel à l’abonnement dans les journaux, à la radio: 100 f par an pour 6 numéros de 8 pages. Au total, 134 abonnés nous ont suivis sur 3 ans, recevant notre « scooter world tour « dans leurs boites aux lettres.Ca n’a pas était toujours évident d’envoyer articles, maquettes, photos à temps mais les 18 numéros sont parus. Aujourd’hui, nous les avons reliés et nous les vendons lors de nos diaporamasou par correspondance.
100 f + 15 f de frais de port à l’ordre de e. Beallet
14 impasse de la palmeraie
13011 Marseille
scootfou@yahoo.com

PREPARATION
Partir loin et longtemps :il suffit de prendre la décision, de fixer une date et de s’en tenir ! ! ! Nous avions préparé notre voyage pendant plus d’1 an . La recherche de sponsors a presque annulé notre budget préparation – achat du matériel. Les scooters Honda, vêtements , pellicules, chaussures, sacoches a été décroché non sans mal. Quant à l’argent il est le fruit de notre incessant labeur. A la fin de notre maîtrise de philosophie, munis de diplôme sportif dans le ski, l’escalade, et les arts martiaux nous avons enchaînés beaucoup de contrats, économisant sur tout et lisant énormément sur les régions dont nous rêvions. Eric a termine son dernier contrat de bûcheron à l’ONF 10 jours avant le départ.
Le plus important est de se décider à partir, si on attend d’avoir plus d’argent, plus de préparation, plus de renseignements, on ne part finalement jamais.

ADMINISTRATIVEMENT VOTRE…
• Passeport, bien sur. Récent de préférence .
• Prévoir les visas ? On les a toujours demandé dans les pays précédents. Par exemple demande du visa géorgien en Turquie ou du visa chinois en Mongolie. Mais nous nous étions renseignés sur leur condition d’obtention générale auprès des ambassades.
• Assurances : Nous avions une assurance responsabilité civile – rapatriement élargie à la conduite du scooter. L’assurance des scooters fut impossible hors d’Europe. Certain pays demande de contracter une assurance nationale.
• Permis international : On le demande parfois au frontière ou lors de contrôle routier. Il a d’ailleurs un gros succès car il est bourré de pages écrites en langues différentes ;
• Carte grise : illisible pour les douaniers hors d’Europe mais reste indispensable.
• Passage de frontière avec son véhicule ; Ca dépend , bien sur, de la partie du monde où l’on se trouve. En ex URSS, peu importe le véhicule, c’est le visa qui compte. En Amérique centrale, c’était l’inverse. Ils peuvent assortir le passage de toutes sortes de taxes gouvernementales . Exemples en vrac :désinfection du véhicule :5$, taxe pour l’utilisation de la route : 10$, contribution pour payer l’encre des tampons d’entrée :5$, inscription sur le registre du ministère de l’agriculture ( !) :3$ etc..etc.. Avec du temps, de la patience, de l’humour, une certaine habitude et de l’entraînement, ces taxes diminuent notablement.

MEDECINE

Un long voyage, plusieurs zones climatiques…impossible de tout prévoir, il faut donc faire appel au bon sens et se concocter une petite trousse efficace en sachant qu’on trouve aussi des choses sur place . J’ai eu une amygdalite infectieuse en Chine et j’ai été soignée par les plantes dans un hôpital local. Eric a eu la malaria au Honduras soignée avec de la paludrine achetée au Mexique. Après une chute de scooter en Colombie, ma brûlure a été soignée au blanc de zinc et huile d’amande dans un petit village démuni de tout, ce qui n’a pas été un succès médical, j’en garde la marque sur la cuisse mais ce sont les risques inhérents du voyage !
Alors un bon stock d’Ecerfuryl, un désinfectant et des pansements (soigner tout de suite à la moindre écorchures) de quoi recoudre, un anti douleur en cas de rage de dents et puis voilà. Le reste n’étant que du bon sens, des bonnes informations quand on rentre dans une zone à risques, de la méfiance, de l’hygiène quotidienne et un peu de chance ! !

QUOI EMPORTER ?
Ouh ouh ! !Pour un tour du monde , c ‘est pas évident de tout prévoir surtout que le poids est un facteur déterminant de casse et de pannes. Quoiqu’on choisisse au départ, il faut bien être conscient qu’on trouve de tout partout, pas aussi facilement qu’en France, certes, mais une chapka russe vaut bien un bonnet polaire et quand on a besoin de quelque chose, on se débrouille toujours pour le trouver. Alors un bon duvet, une tente légère, un réchaud à essence, une boussole, quelques cartes, des outils adaptés, un joli carnet pour faire son journal de bord, un ensemble gore tex contre le froid, la pluie et le vent, 2 tee shirt et un pantalon, beaucoup de pellicules diapos et des sacoches solides pour fourrer le tout.
Ce qui nous a manqué le plus , ce fut les livres et on avait recours à tous un tas de stratagèmes pour ne pas tomber en panne !

LES PANNES
Une bonne connaissance du véhicule c’est déjà mieux. Eric a eu une formation avec le concessionnaire Honda, mais on apprend beaucoup sur place et puis partout autour du monde il y a des bricoleurs de génie, alors n’hésitez pas, partez !
L’avantage du scooter est sa mécanique simple ainsi les plus grosses pannes furent les crevaisons (103 ) , une panne de starter automatique et à 300 kms de Marseille, au retour, de graves problèmes de faisceaux électriques : un scooter a pris feu ! Le sel d’Uyuni les a bien abîmé aussi. Beaucoup d’entretiens ont diminué les risques mais les derniers 1000 kms sur les 50000 kms ont multiplié les petits ennuis.
Les scooters : carte d’identité
Ce sont deux Scoopy sh 100 Honda , équipés d’un moteur 2 temps de 100 cc entièrement d’origine. Ces petits cylindrés ont l’avantage d’être très robustes légers , faciles a réparer et économiques .Les roues de grandes tailles( 16 pouces) se trouvent partout dans le monde…

BOUQUINS AROUND THE WORLD

Les livres indispensables pour (extrait de ce qui nous a fait rêver)

• L’Asie centrale, la Russie.
Ella Maillart « des monts célestes aux sables rouges » Payot /voyageur n°72
Amin Maalouf « Samarkand » Livre de poche n°6675
Gilbert Sinoué « Avicène » Folio
Colin Thubron « les russes » Payot / voyageur n°52
Vassili Peskov « Ermites dans la Taïga » Acte sud / terre d’aventures
Arseniev « Dersou Ousala » Poket
Valentin Pajetnov « avec les ours » Acte sud / terre d’aventures
Youri Rytkheou « Una »Acte sud / terre d’aventures

• Mongolie, chine.
Galsan Tschinag « ciel bleu » » Metailié
« Vingt jours et un » Metailié
Colin Thubron « Derrière la grande muraille» Payot / voyageur n°118

• USA
Armisted Maupin « Chroniques de San francisco » 10/18
Blaise Cendrars « l’or » Folio
Tony Hillerman « le vent sombre » Rivages /noir

• Mexique
Paco Ignacio Taibo « pas de fin heureuse » rivage/noir
« Cosa facil » rivage/noir

• Equateur
Luis Sepulveda « Le vieux qui lisait des romans d’amour » Points

• Perou
Mario Vargas Llosa « La maison verte »Folio
« Qui a tué Palomino Molero ? » Folio
« Lituma dans les Andes » Folio

• Patagonie
Bruce Chatwin « En Patagonie » Les cahiers rouges/ Grasset
Jean Raspail « qui se souvient des hommes ? » J’ai lu
« Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie. » Albin Michel
Francisco Coloanne « le dernier mousse » Point seuil
« le golfe des peines » Point seuil
« le guanaco » Point seuil
« Antartide » Phebus
Edouardo belgrano Rawson « Fuegia » actes sud/ terre d’aventure

• Argentine
Che Guevara « Voyage en motocyclette » Mille et une nuits

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